La hausse de taxe favorise la contrebande

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La hausse de taxe favorise la contrebande

Posted on Lundi 06/10/13
L'Association des dépanneurs en alimentation (AQDA) a rappelé au gouvernement de Pauline Marois, vendredi, l'importance d'agir contre la contrebande de cigarettes.

Le président de l'AQDA, Michel Gadbois, a dénoncé l'inaction du ministre des Finances, Nicolas Marceau, dans le dossier de la contrebande de cigarettes. Il a mentionné que la hausse de la taxe sur le tabac, entrée en vigueur il y a deux mois, a favorisé le développement de la contrebande.

«Ce qui nous a surtout frappés dans ce refus de voir l'impact que ça avait sur les dépanneurs, c'est le fait que le ministre Marceau lui-même avoue qu'il y a 150 000 paquets de cigarettes de contrebande qui circulent chaque semaine», a expliqué le président de l'AQDA.

Il a ajouté que dans la situation actuelle, «c'est comme si tous les dépanneurs avaient une concurrence de l'autre côté de la rue qui vendrait 250 paquets de cigarettes par semaine au tiers du prix, sans payer les taxes, sans contrôler la vente aux mineurs et que cet argent-là irait directement au crime organisé.»

Le député de Marguerite-Bourgeoys et porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique, Robert Poëti, a souligné que les propos de Nicolas Marceau au sujet de la contrebande ont changé au fil des années. « Monsieur Marceau le mentionnait lui-même, la corrélation entre l'augmentation des taxes et la contrebande est directe. Cette même personne, aujourd'hui, augmente les taxes sans être en mesure d'explique pourquoi», a-t-il dit.

Une pétition sur iPad
Afin de faire bouger les choses, l'AQDA a lancé en décembre une pétition sur iPad dans une cinquantaine de dépanneurs à travers le Québec. La population était invitée, entre le 10 décembre et le 15 janvier, à inscrire leurs coordonnées, à signer directement sur la tablette numérique et à autoriser l'envoi d'une lettre à Pauline Marois et à Nicolas Marceau. Les responsables ont ainsi recueilli 1200 formulaires correctement remplis qu'ils ont imprimés et qu'ils enverront par la poste, à la première ministre et à son ministre des Finances.

M. Gadbois est ravi du taux de réponse de cette nouvelle méthode de pétition. «C'est une façon qu'on a trouvée pour permettre au consommateur d'interagir avec nous et d'indiquer à leur comté ce qu'ils pensent sur les dossiers», a-t-il mentionné.